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La communication est essentielle pour tout le monde. Les langues ne doivent pas constituer une barrière, elles doivent au contraire ouvrir des portes. Conscients de vos besoins linguistiques, nous vous offrons des solutions de communication multilingues parfaitement adaptées à vos nécessités.

Transphonedia: interprète en pashto et interprète en dari es aussi le service de traduction - Afghanistan et lran 

 

Notre solide expérience et nos traducteurs et interprètes spécialisés sont les meilleures garanties de la qualité de nos prestations. Notre équipe vous propose des solutions personnalisées conçues pour répondre à vos besoins de communication. En France, nous avons beaucoup de migrants Afghans qui sont aidés dans leur demarches administratives, sociales et médicales par les asssociations nationales entre autres. Pour casser la barrière linguistique, Transphonedia est disponible pour traduire à la fois les documents officiels comme les cartes d'identité (Tazkera, pour Afghanistan), acte de naissance, certificat de mariage et d'autres documents liés à leur demande d'asile.

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Langage sifflé

 

Vous pouvez apprendre une langue sans mémoriser de nouveaux mots et sans apprendre les règles de grammaire.
Le silbo est un langage sifflé qui est encore utilisé de nos jours par les habitants de La Gomera aux îles Canaries. Il y a 22 000 personnes qui l'utilisent au quotidien et ce nombre est en augmentation constante.


Il y a de nombreuses occasions d'entendre le silbo en direct. Les habitants de l'île organisent des spectacles employant le silbo lors de diverses célébrations. Vous pouvez également entendre une mélodie caractéristique lors d'une randonnée dans les montagnes de l'île de La Gomera.
Ce langage sifflé existait déjà à La Gomera avant l’arrivée des Espagnols. Les peuples autochtones de l'île l'utilisaient principalement pour des raisons pratiques. Le terrain très varié rendait la communication difficile entre les différentes parties de l'île. Un coup de sifflet retentissait sur les rochers et les ravins, permettant la communication même sur une distance de plusieurs kilomètres ! De cette manière, deux personnes, se tenant au sommet des montagnes, pouvaient fournir facilement toutes les informations nécessaires. Ainsi, le langage du sifflement a donc été rapidement utilisé  pour transmettre des messages.
Au milieu du XXe siècle, parallèlement au développement des infrastructures de télécommunication et de la construction de routes, le silbo gomero commençait à perdre de son importance. Beaucoup d’îliens ont émigré dans d’autres régions d’Espagne pour des raisons économiques. En conséquence, cette langue  est devenue de moins en moins courante.
Pour éviter son extinction complète, en 1999 les autorités de La Gomera ont introduit des leçons de silbo dans les écoles primaires et secondaires. Ainsi, il est devenu le seul langage sifflé au monde dont l'apprentissage est obligatoire. En conséquence, de plus en plus de jeunes l'utilisent.

Depuis 2009, le silbo figure sur la liste du patrimoine immatériel de l'UNESCO.

La vie sans temps et sans chiffres

 

La culture de la tribu Pirahã existe depuis des siècles. Ce peuple se passe de chiffres,  de mesures de temps et de noms de couleurs. Personne ne sait  lire ou écrire. De plus, ils ne savent presque rien de leur propre histoire. C'est la seule société au monde qui n'a pas élaboré de mythe de la création.
En plein cœur de la forêt amazonienne, au bord de la rivière Maici et sous le couvert d'une végétation luxuriante il y a une petite école. Daniel Everett, linguiste, revient à l'essentiel avec ses nouveaux étudiants. « Um, dois, tres» - dit-il soigneusement en portugais. Et encore une fois : « Un, deux, trois ». Toutefois, les indigènes ne jettent que des regards indifférents au professeur. Cette tâche est plus difficile qu'il pourrait le penser.
Dans les années 70, le professeur Everett, missionnaire et maintenant ethnologue à l'Université de Manchester, décide d'étudier les membres d'une tribu peu connue Pirahã à compter les chiffres. Eh bien, il doit assumer son échec. En effet, il se trouve dans un monde sans chiffres et sans temps. C’est un monde dans lequel au lieu d’employer des mots les gens ronronnent et sifflent.
Il s’avère que cette tribu isolée, comptant environ 350 personnes dans de minuscules villages au fond de la jungle brésilienne peut changer notre compréhension de la langue. 

Lors d'une de ses premières visites, à la fin des années 70, Everett commence à comprendre comment les membres de la tribu communiquent. La découverte est brutal. Une nuit, le professeur les écoute. En essayant de comprendre l’essentiel de leur conversation il subit un choc terrible – il s’aperçoit qu’ils ont l’intention de le tuer après la nuit tombée. Une fois à la cabane, il s’y protège avec sa famille contre les malfaiteurs. « J'ai caché leurs armes, arcs et flèches » - dit-il. Triomphé, lui, un visiteur d'un monde étranger, il les surprend en prouvant ce qu'il vaut. Les indigènes sont tellement étonnés par le fait qu’un étranger est en mesure de comprendre leur langue qu’ils changent leur attitude envers lui. Dès ce moment, ni lui ni sa famille n'ont plus de problèmes. Bien que, le professeur veuille, imposer sa religion et sa vision du monde aux autochtones il y échoue. Son objectif principal consiste à éclairer « le peuple abruti ». Cependant, avec le temps, il se réconcilie avec son impuissance, s’imprègne de la nouvelle tradition et commence à s’adapter à une nouvelle culture. En fin de compte, c’est lui qui abandonne sa religion et change son concept de mode de vie. 
Selon de nombreux scientifiques, l'incapacité de Pirahã à apprendre à compter confirme la théorie selon laquelle le langage forme la manière de penser. Il s’ensuit que les gens ne peuvent qu’exprimer les pensées qui sont déjà nommées. Cependant, Everett est d'un avis différent. Dans son article publié l'année dernière, il souligne le rôle de la culture Pirahã, unique en son genre, qui rend impossible la capacité à compter. À l’appui de cette constatation, il explique que les indigènes se réfèrent exclusivement à leur expérience personnelle. Ces gens n'utilisent pas les mots pour les concepts abstraits à savoir : couleurs, mémoire et chiffres. En outre, Il n'y a pas de passé, car chaque action se fait au moment actuel. Leur existence se résume à vivre l’instant présent et à profiter de l’ « ici et maintenant ». 

 

 

- une histoire écrite par Mme. K. WARDA, publiée le 04/10/2018 à 19h00.

 

Une histoire d'amour pour les langues

 

J’ai retrouvé dans mes archives, un article sur un autodidacte génial Emil Krebs qui maitrisait presque 70 langues. Une personne extraordinaire qui pouvait apprendre chaque langue étrangère.
Doté de nombreux talents, non seulement il a réussi ses études de droit, mais il s’est avéré extraordinairement doué pour les sciences mathématiques. Néanmoins, c’était l’apprentissage de nouvelles langues qui prenait une place très importante dans sa vie. Il avait l'habitude de parfaire ses connaissances linguistiques pendant la nuit. En marchant sans relâche un livre à la main dans son cabinet autour de la table, il se parlait à lui-même. Sa motivation était sans bornes. 


Jeunesse :


Dès son plus jeune âge, Krebs est fasciné par les langues. En se distinguant par son assiduité à l’étude, à l’âge de 17 ans il est capable de bien communiquer en 12 langues, y compris le grec, le turc et l'arabe.
Afin de devenir un véritable polyglotte, le jeune homme se décide, tout d’abord, à déménager de Silésie à Berlin et ensuite y fréquenter l’École des langues orientales. En vue de son admission, il doit remplir un formulaire dans lequel il faut choisir les langues auxquelles il s’intéresse. Il raie toutes propositions de la liste et écrit en grosses lettres en biais « TOUTES LES LANGUES ». Après un certain temps, en réponse, il obtient encore une fois un formulaire identique. Naturellement, l'histoire se répète. Dans ces circonstances, Krebs est invité à Berlin, puis examiné et de la sorte, admis à l’école. 

Chine :


À l'âge de 25 ans Krebs propose sa candidature pour le poste de traducteur dans l’Ambassade d'Allemagne en Chine. Comme il passe son examen de chinois avec de bons résultats, il est embauché. En plus de la langue chinoise, il se vante dans sa lettre de motivation, de la connaissance des langues suivantes : syriaque, éthiopien, grec, géorgien, persan, afghan, langues arméniennes, japonaise, et indiennes: l'ourdou, hindi et gujarati.
Les employés du ministère des Affaires étrangères allemand reçoivent cette lettre avec une grande incrédulité. Leur surprise est d’autant plus grande que le contenu de lettre s'avère être vrai.
En 1893, un jeune polyglotte va en Extrême-Orient. Vu que le voyage en bateau dure longtemps, Krebs, pour tuer le temps, apprend de nouvelles langues, et plus précisément, des langues balkaniques. Lorsqu’il pose son pied sur la terre exotique il connaît déjà pas moins de 40 langues. 
Krebs devient célèbre. Il y a toujours des anecdotes à raconter sur lui. Elles concernent généralement son érudition extraordinaire, sa connaissance approfondie de philologie, d’ethnographique, de droit et de mathématiques. Les Chinois l’appellent « walking dictionary ».

Vie de couple :

Enfin, en 1913, il vient le temps de se marier. Pour sa femme cela n’a rien à voir avec des balades romantiques sur le tapis de pétales de roses. Elle devrait manifester beaucoup d'amour, de bonté et de tact envers son mari, maniaque de langues. Quand il travaille tout au long de la journée sans mot dire, sa femme sourit avec indulgence. Parfois, il s'enferme dans son cabinet pendant trois semaines et s’adonne entièrement à l’apprentissage d’une nouvelle langue.
Une fois, à l'occasion d’anniversaire de sa femme, il prépare un cadeau exceptionnel : un livre de poèmes persans. Son visage est plus radieux et souriant que d’habitude. Il commence à chuchoter des mots doux à l'oreille de son épouse. Malheureusement, il oublie par distraction que sa femme ne connaît pas un mot en persan. Elle se force à sourire. Enfin, en ne se sentant pas aimée par son mari elle se résout à le quitter. 
Comme la plupart des gens brillants, Krebs est considéré comme excentrique. Tout d’abord, il déteste les photos à tel point qu’il interdit à tout propos, de le photographier. En outre, Il passe pour quelqu’un d’asocial. En effet, dans son cabinet, il n’y a qu’une chaise branlante afin de se débarrasser d’un invité le plus rapidement possible. Si quelqu’un lui empêche de travailler il se montre grossier. Il n’aime pas vraiment porter des manteaux ou des chapeaux en les trouvant ridicules. Il a du mal à prendre soin de lui, c’est pourquoi il tombe souvent malade. En 1930, il meurt d'un accident vasculaire cérébral.

 

- une histoire d'amour pour des langues, écrite par Mme. K. WARDA, publiée le 20/08/2018 à 20h00